Profils Des Membres

Vous souhaitez en savoir plus sur une carrière en foresterie ?

Afin de mieux faire connaître les carrières en foresterie, nous présentons plusieurs membres de l’IFC-CIF, par le biais de profils en ligne, pour donner aux étudiants un aperçu des possibilités de carrière dynamiques et variées qui existent dans le secteur forestier canadien. Explorez les profils de nos membres ci-dessous !

Glen Prevost

Glen Prevost

Section IFC associée - Algonquin / Ontario Woodlot Association

Le profil de Glen

Poste :

Coordonnateur de programme, Ontario Woodlot Association

Consultant en foresterie, travailleur autonome

Directeur, section Algonquin de l’IFC

Qualifications :

Ingénieur professionnel

Forestier professionnel inscrit

Approbateur de plans de forêts aménagées

Gestionnaire en énergie certifié

Formation universitaire :

B.A. anglais et maitrise accélérée (AMP) ; Scty, M.Sc, Université McMaster

Maîtrise en conservation des forêts, Université de Toronto

Comment en êtes-vous arrivé à la foresterie? 

J’ai travaillé comme ingénieur, mais cette carrière ne me convenait pas. À 30 ans, j’ai quitté mon emploi d’ingénieur et j’ai accepté un travail de recherche à temps partiel sur les forêts urbaines. Je voulais un travail lié à l’environnement naturel et j’ai étudié différents parcours professionnels dans le domaine des ressources naturelles, comme l’arboriculture, la technique forestière et la restauration écologique. J’ai réalisé que je voulais travailler avec les forêts et les arbres et j’ai eu une conversation fortuite avec un forestier qui m’a convaincu d’examiner de près la foresterie. J’ai décidé de m’inscrire en foresterie à l’Université de Toronto et je ne pourrais pas être plus heureux de mon changement de carrière. J’avais une piètre opinion de la foresterie à mes débuts, mais cela a changé après en avoir appris davantage.

Donnez un bref aperçu de votre travail:

Je travaille principalement pour l’Ontario Woodlot Association, où je gère son programme de certification forestière et son programme de compensation du carbone forestier. Mes principales responsabilités consistent à m’assurer que les forêts certifiées sous notre certificat FSC sont conformes aux normes FSC. Cela comprend des visites sur le terrain, l’élaboration et la gestion de documents, et la compréhension des meilleures pratiques en matière de gestion forestière. Le programme de compensation carbone, que j’administre, permet aux propriétaires fonciers de vendre des compensations carbone provenant de leurs forêts gérées durablement.

En tant que consultant, je travaille avec les propriétaires fonciers pour les inscrire au Programme d’encouragement fiscal pour les forêts aménagées de l’Ontario (PEFFA). Ce programme offre aux propriétaires de boisés privés un allégement fiscal pour avoir été de bons intendants de leurs terres. Je travaille avec eux et j’élabore un plan d’aménagement adapté à leurs valeurs, puis je les inscris au programme.

Décrivez une journée de travail type:

J’examine les documents forestiers et je synthétise l’information pour que d’autres puissent l’utiliser ou développer des modèles à utiliser dans la gestion forestière. Je visite également les propriétaires fonciers qui ont des boisés certifiés et leur parle des meilleures pratiques et j’examine ce qu’ils ont fait sur leurs terres.

De plus, je rédige des plans de gestion forestière et j’apprends à connaître la foresterie et la gestion forestière au moyen de la lecture, de discussions informelles et de visites sur le terrain.  

Quelle est la meilleure partie de votre travail?

Être payé pour être dans les forêts et pour prendre soin des forêts.  

Quel est le projet le plus cool sur lequel vous ayez jamais travaillé (max 150 mots) ?

Lorsque j’étais étudiant, j’ai eu l’opportunité de travailler pour la ville de Cambridge et d’inventorier leurs boisés. Une fois le travail sur le terrain terminé, on m’a demandé de rédiger un plan de gestion pour un boisé important de la ville. J’ai présenté le plan au conseil municipal qui l’a adopté en tant que plan officiel pour ce boisé. C’était un projet cool pour un étudiant et mon premier plan de gestion forestière.

Si vous pouviez vous donner un conseil à vous-même étant jeune, quel serait-il ?

Prend plus de risques et sort de ta zone de confort. Surtout maintenant. Essaie des choses qui ne sont pas « sûres » et vois où cela te mènera. Tu n’as pas besoin de trouver une carrière tout de suite.

 

Margaret Anne (Peggy) Smith

Margaret Anne (Peggy) Smith

Section IFC associée -Nord-Ouest de l'Ontario/ Université Lakehead

Le profil de Peggy

Poste :

Professeur émérite, Faculté de gestion des ressources naturelles, Université Lakehead

Qualifications:

Forestier professionnel inscrit

Formation universitaire :

  • Baccalauréat spécialisé en sciences forestières, Université Lakehead, 1991
  • Ph.D., Faculté de foresterie, Université de Toronto, 2007
  • Diplômée du programme International Forest Resources & Institutions, Indiana University, 1999

    Comment êtes-vous arrivée à la foresterie? 

    Je pense que c’était une crise de la quarantaine. J’avais travaillé comme secrétaire pendant 17 ans et j’en avais assez de vivre au bord de la pauvreté, incapable de me payer une maison ou même une voiture. J’ai essayé par le biais des syndicats d’obtenir une meilleure rémunération pour les femmes, mais j’ai quand même fini par gagner beaucoup moins que les hommes pour ce que je considérais comme un « travail de valeur égale ». J’ai pesé mes options pendant un an avant de décider de retourner dans ma ville natale de Thunder Bay et d’entreprendre un diplôme en foresterie à l’Université Lakehead. J’ai dû suivre des cours du soir en calcul et en chimie pour remplir les conditions d’inscription. J’étais la fille d’un bûcheron, d’ascendance crie/métisse et écologiste. La foresterie m’a semblé être la profession idéale pour appliquer mes connaissances et mes intérêts. C’était aussi un domaine à prédominance masculine, donc je savais que je gagnerais plus que ce que j’avais dans le « ghetto rose ».

    Donnez un bref aperçu de votre travail:

    J’ai commencé ma carrière chez KBM Forestry Consultants à Thunder Bay. KBM m’a embauché pour développer son portefeuille autochtone. C’est par l’intermédiaire de KBM que j’ai commencé à travailler avec l’Association nationale de foresterie autochtone (NAFA). Je suis devenu conseillère principale à NAFA en 1994 et j’ai occupé ce poste depuis cette date. En 1997, j’ai décidé de poursuivre des études supérieures et de m’inscrire à la faculté de foresterie de l’Université de Toronto. En 2000, j’ai été embauché par la Faculté de gestion des ressources naturelles de l’Université Lakehead en tant que chargée de cours menant à la permanence, sous réserve de terminer mon doctorat. La Faculté m’a engagée pour développer du contenu autochtone pour ses programmes de premier cycle. J’ai enseigné le cours Peuples autochtones et ressources naturelles de 2001 à 2016, ainsi que le cours Évaluation environnementale et politique et législation sur les ressources naturelles. En 2016, l’année avant ma retraite, j’ai occupé le poste de vice-rectrice intérimaire des initiatives autochtones de Lakehead.

    Décrivez une journée de travail type:

    Jamais un moment ennuyeux ! Je n’ai jamais eu de journée de travail typique. Beaucoup de résolution de problèmes, de recherche, d’écriture, de voyages à travers le Canada et dans le monde pour des réunions et des conférences, la participation à des discussions politiques sur des questions telles que les critères et les indicateurs de gestion durable des forêts, l’engagement des Autochtones dans les ressources naturelles, le contenu autochtone dans les programmes universitaires, la foresterie communautaire, la certification forestière et bien plus encore. Pour que les universitaires progressent dans un poste menant à la permanence, il faut faire preuve d’excellence dans l’enseignement, la recherche avec les publications qui en résultent et le service administratif. Ces activités ont marqué mes journées à l’Université Lakehead. Plus tard dans ma carrière, le mentorat de jeunes forestiers est devenu très important, à la fois par le biais de NAFA et de l’enseignement universitaire, la recherche et la direction de thèses. Grâce à NAFA, nous avons fait la promotion des carrières en foresterie auprès des jeunes Autochtones.

    Quelle est la meilleure partie de votre travail?

    La meilleure partie de mon travail est d’être indépendante et capable de déterminer ma propre ligne de conduite. Il y a beaucoup de liberté dans le milieu universitaire, contrairement au ghetto rose où vous suivez et soutenez toujours le chemin de quelqu’un d’autre. Rappelez-vous, même dans le milieu universitaire, il y a beaucoup d’obstacles à franchir, des attentes élevées et des pressions pour obtenir des fonds de recherche. Je dois aussi dire qu’une autre bonne partie de mon travail était l’argent que je gagnais. En tant que femme célibataire, j’ai su à un moment de ma vie que je devais accorder plus d’attention à des choses comme avoir assez d’argent pour vivre de manière convenable et avoir une pension. Cela a été l’une de mes forces motrices pour poursuivre des études de premier cycle et des cycles supérieurs. En tant que fille de la classe ouvrière, je suis fière d’avoir pu atteindre mes objectifs et conserver mon indépendance.

    Quel est le projet le plus cool sur lequel vous ayez jamais travaillé?

    Le projet le plus cool sur lequel j’ai travaillé a été l’élaboration et la mise en œuvre d’une exigence de contenu autochtone dans le programme d’études de l’Université Lakehead. À l’époque de la Commission royale sur les peuples autochtones (1996) et de la Commission de vérité et réconciliation (2005), et d’après mon expérience avec les étudiants du cours Peuples autochtones et ressources naturelles, il était évident pour moi qu’on n’enseignait pas aux étudiants l’histoire, la vision du monde ou les expériences des peuples autochtones au Canada. Dans le cadre du Sénat de Lakehead et du processus de planification stratégique, nous avons présenté une proposition selon laquelle chaque étudiant de premier cycle diplômé de l’Université Lakehead devrait démontrer qu’il avait suivi au moins un demi-cours (18 heures) de contenu autochtone. Il a fallu du temps pour convaincre, mais en 2016, l’exigence est entrée en vigueur. Cela a suscité un débat à la fois à Lakehead et dans tout le Canada.

    Si vous pouviez vous donner un conseil à vous-même étant jeune, quel serait-il?

    Même si j’avais de bons résultats scolaires au secondaire, je luttais pour survivre dans une famille chaotique. Tout ce que je peux penser maintenant de mon expérience au secondaire, c’est que je suis contente d’avoir survécu. J’avais hâte de m’éloigner de chez moi et j’ai sauté sur l’occasion d’aller à l’Université Brock où ils avaient un programme d’été qui permettait aux candidats retenus d’entrer en première année d’université sans avoir terminé la 13e année. J’ai suivi le programme et j’ai commencé à Brock en 1969. Peut-être qu’à ce stade, je me serais peut-être donnée quelques conseils pour m’installer et terminer mes études, mais le monde et les aventures m’ont appelée. J’ai parcouru l’Europe, je suis devenue active politiquement et j’ai essayé un mode de vie non traditionnel (dans une commune). Toutes ces expériences m’ont amené là où je suis aujourd’hui. Je ne ferais rien différemment. J’étais toujours là où je devais être. Il ne sert à rien de regarder en arrière avec regret. 

     

    Sally Krigstin

    Sally Krigstin

    Section IFC associée - Sud de l'Ontario/Institut de conservation des forêts

    Le profil de Sally

    Poste:

    Professeure adjointe, Faculté d’architecture, de paysagisme et de conception, Institut de conservation des forêts

    Qualifications:

    B.Sc.F, M.Sc.F. Doctorat

    Formation universitaire :

    Mes trois diplômes en foresterie proviennent tous de l’Université de Toronto. J’ai obtenu un B.Sc.F. en 1982, M.Sc.F 1986 et un Doctorat en 2008

    Comment en êtes-vous arrivée à la foresterie ? (Max 150 mots)

    A l’école secondaire, j’étais très intéressée par l’environnement, mais à cette époque (années 1980) lesvoies de carrière en environnement n’étaient pas très bien établies. Même si j’ai grandi à Toronto, j’ai toujours aimé passer du temps dans la forêt et je m’intéressais aux fleurs et aux plantes. En fait, je n’ai trouvé ma voie en foresterie qu’à ma première année à l’U de T. Je suivais un cours de calcul où il y avait un grand nombre d’étudiants forestiers. Je me suis liée d’amitié avec certains d’entre eux et j’ai pris connaissance du programme grâce à eux. Les sujets semblaient si intéressants et le fait que ce soit basé sur l’apprentissage expérimental était vraiment attrayant. En 2ème année, j’ai fait un transfert à la Faculté de foresterie et je ne l’ai jamais regretté.

    Donnez un bref aperçu de votre travail:

    Le métier de professeur d’université comporte de nombreuses facettes. Cela comporte de l’enseignement, de la recherche et de l’administration. L’enseignement consiste à préparer du matériel de cours et à développer des programmes d’études. La recherche implique le travail sur le terrain et en laboratoire, l’analyse, le mentorat d’étudiants et d’assistants de recherche et la rédaction de rapports scientifiques pour publication.

    De plus, il faut rédiger des propositions de financement, présenter les résultats de la recherche lors de conférences ou au sein d’autres universités ainsi que faire du réseautage avec d’autres gens du domaine. Le volet administratif consiste à participer à des comités d’études supérieures et à divers comités départementaux et universitaires, ainsi qu’à siéger aux conseils d’administration d’organisations pertinentes. 

    Décrivez une journée de travail type :

    Une journée type consiste à préparer et animer un cours (2 h) ou des travaux pratiques (3 h). Une visite au laboratoire pour discuter avec des étudiants de troisième cycle de leurs recherches. Lire et commenter un manuscrit réalisé par un étudiant en maitrise qui sera soumis à un comité de lecture d’une revue. Approuver les dépenses de recherche et les fonds pour paiement. Rencontrer des collaborateurs sur un projet de recherche pour discuter des résultats les plus récents et décider des prochaines étapes.

    Quelle est la meilleure partie de votre travail?

    La meilleure partie de mon travail est la possibilité de décider de mon propre programme de travail. Dans ce poste il n’y a pas de vrai « patron », et vous devez vous sentir à l’aise pour travailler de façon autonome et avoir confiance en vous et faire preuve de créativité afin de réaliser un travail intéressant. C’est aussi très stimulant de déterminer le type de recherche que l’on souhaite poursuivre, puis de travailler avec diligence pour obtenir des résultats.

    Quel est le projet le plus cool sur lequel vous ayez jamais travaillé?

    Le projet le plus cool sur lequel j’ai travaillé était de développer un nouveau matériau biosourcé, entièrement fabriqué à partir de composants d’arbres et de produits chimiques, qui se comporte de la même manière que le plastique. Ce matériau peut être utilisé pour remplacer le plastique dans de nombreuses applications, comme les pots horticoles, les barquettes en plastique pour aliments et les sacs en plastique.

    Si vous pouviez vous donner un conseil à vous-même étant jeune, quel serait-il?

    Ne te soucie pas de déterminer un cheminement de carrière très strict. Si tu travailles du mieux de tes capacités, implique-toi et profite de toutes les opportunités qui se présentent à toi, ton cheminement de carrière se fera tout seul. De plus, traite toutes les personnes que tu rencontres avec gentillesse, maintiens ton intégrité personnelle et crois en toi-même.

    Ed Czerwinski

    Ed Czerwinski

    Section IFC associée- Maritimes/Université du Nouveau-Brunswick

    Le profil de Ed

    Poste : 

    Directeur/président de la section Maritimes, et Chef d’équipe technique, Faculté de foresterie et maitrise accélérée (AMP) ; Gestion de l’environnement, Université du Nouveau-Brunswick

    Qualifications :

    Forestier professionnel inscrit au Nouveau-Brunswick

    Formation universitaire : Baccalauréat en sciences forestières, UNB, et Technicien forestier – Conservation, Collège Sault 

    Comment en êtes-vous arrivé à la foresterie? 

    Ayant grandi à Toronto, j’avais de nombreux intérêts, notamment de vouloir devenir officier de police. À l’époque, notre école secondaire organisait des visites dans une région différente du Canada chaque avril, et cela m’a fait comprendre que le Canada était beaucoup plus intéressant que la jungle de béton du centre-ville de Toronto, où j’allais à l’école. Je me souviens bien d’un printemps, à bord du train de nuit de Calgary à Vancouver qui traversait les montagnes Rocheuses, je me suis dit, je pourrais vivre ici! Les panoramas des montagnes enneigées et des vallées remplies de glaciers, avec des arbres et de la faune partout. C’était la NATURE. C’était tellement différent des rues Young et Dundas de Toronto. C’est alors que j’ai su que je devais quitter Toronto. J’ai commencé à chercher la « nature » ​​à Toronto. Des ravins et des plages aux espaces verts tels que Taylor Creek Park ou la Don Valley, j’ai recherché la nature, les oiseaux et la faune. Avec le directeur de l’école, nous trouvions des oiseaux morts ou blessés au pied des grands gratte-ciel du centre-ville de Toronto. Nous les ramassions tous les matins pendant la saison de migration au printemps et à l’automne, les identifiions et les remettions au Musée royal de l’Ontario (ROM) pour qu’ils les soignent. Nous avons même réussi à sauver beaucoup d’oiseaux, comme ceux qui étaient juste abasourdis de frapper les fenêtres. C’est là, au ROM, que j’ai eu mon premier travail, du bénévolat. J’ai aidé le conservateur à traiter les oiseaux que nous lui remettions. Nos efforts déployés au début des années 1970 ont donné naissance au Fatal Light Awareness Program à Toronto : https://flap.org/.  Donc, je savais que je voulais travailler avec les oiseaux à l’avenir ; mon intérêt pour les oiseaux m’a conduit à l’habitat des oiseaux, et cela m’a conduit à la foresterie. Vous voyez, je n’ai jamais été forestier industriel (celui qui gère les forêts pour la fibre de bois), mais plutôt un forestier qui s’occupe de l’habitat, de l’écologie et de la durabilité. 

    Donnez un bref aperçu de votre travail (max 150 mots) :

    J’ai occupé de nombreux emplois divers au cours de ma carrière en foresterie, mais actuellement dans mon travail de chef d’équipe technique, à la Faculté de foresterie ; Gestion de l’environnement de l’Université du Nouveau-Brunswick,  je suis responsable auprès du doyen de la foresterie de la gestion opérationnelle, de l’entretien des installations de la Faculté, de la recherche et du soutien technique, et je veille à ce que des conditions et des pratiques de travail sécuritaires soient adoptées et mises en œuvre à l’échelle de la Faculté. Je préside le comité d’infrastructure ainsi que le comité de sécurité de la faculté. Je fournis un soutien technique principalement au groupe Écologie et Faune, et je m’occupe des opérations de la serre, de la salle d’équipement, des installations d’entreposage frigorifique et des chambres à environnement contrôlé de la faculté.

    De plus, j’apporte un soutien technique à six membres du corps professoral en foresterie et gestion de l’environnement (qui font partie de deux groupes disciplinaires), y compris la préparation et la mise en œuvre d’un groupe intégré de cours de premier cycle en foresterie et gestion de l’environnement, l’entretien et l’utilisation d’équipements spécialisés et des projets de recherche. Je travaille étroitement et efficacement avec un large groupe d’étudiants de premier cycle et de cycles supérieurs, de professeurs, de personnel et d’autres organismes liés à la foresterie. L’identification de toute la flore et de la faune indigènes est primordiale. J’ai passé plusieurs jours sur des îles éloignées du golfe du Maine à baguer des oiseaux de mer avec des chercheurs et des étudiants de troisième cycle.

    Décrivez une journée de travail type:

    Il n’y a pas de journée de travail type en foresterie. Bien sûr, il y a des saisons où vous faites certaines activités régulièrement pendant quelques jours ou quelques semaines, mais à mesure que les saisons changent, les responsabilités et l’activité changent également. Qu’il soit quotidien ou hebdomadaire, il y a généralement un rassemblement d’équipe (pas pour se tenir chaud), mais pour réfléchir à ce que vous avez réalisé, ce que vous faites actuellement ou ce que vous comptez faire, afin que tout le monde sache sur quoi vous travaillez. Cette réunion d’équipe a pour but d’aider à définir le cap et à voir comment votre rôle s’inscrit dans la direction stratégique, les buts, les objectifs et les priorités de l’organisation.

    Ensuite, je prends un peu de temps pour les courriels récemment reçus, puis je commence l’activité de travail de ma journée que j’ai définie à partir des tâches de la semaine précédente, de la veille ou qui sont apparues comme une priorité depuis. Je suis peut-être en train de travailler sur des ajouts des sites Web, d’organiser des conférences en ligne sur le développement professionnel, de vérifier les semis d’arbres de serre, les chambres de germination ou de planifier mon prochain travail sur le terrain. Chaque jour est différent.

    Quelle est la meilleure partie de votre travail?

    Il y a beaucoup de variété, car presque chaque jour il y a quelque chose de différent. Un défi différent à relever, une fonction différente. La résolution de problèmes, la suppression des barrières ou la recherche de solutions aux problèmes pourraient être la meilleure partie de mon travail. Et ça arrive tous les jours.

    Quel est le projet le plus cool sur lequel vous ayez jamais travaillé (max 150 mots) ?

    Au fil des ans, la meilleure partie de mon travail a consisté à effectuer des reconnaissances aériennes à partir d’hélicoptères ou de petits aéronefs à voilure fixe dans le Nord, le Sud et l’Est du Canada, à la recherche de forêts ravagées par des insectes ou des maladies. En effectuant des relevés aériens, je peux souvent voir différentes espèces sauvages d’en haut, me sentir comme un oiseau et avoir en tout cas une perspective à vol d’oiseau sur le paysage. J’ai été dans le nord de la Saskatchewan, dans toutes les régions de l’Ontario, du parc national de la Pointe-Pelée (point le plus au sud du Canada) au parc provincial Opasquia dans le Nord-Ouest de l’Ontario, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et dans la région de la Gaspésie au Québec. J’ai joint une image aérienne de l’été dernier en Gaspésie, la tordeuse des bourgeons de l’épinette a endommagé des forêts de sapins baumiers.

    Si vous pouviez vous donner un conseil à vous-même étant jeune, quel serait-il (max 150 mots) ?

    Sors dans les bois, les ravins ou les espaces verts, faits régulièrement de l’exercice. Embrasse un arbre, écoute plus, parle moins. Rêve grand et n’accepte pas « Non » comme réponse. Si tes amis essaient de te retenir, laisse-les. Renforce ta confiance – parce que « tu peux le faire ». Henry Ford a dit un jour : « Que vous croyiez pouvoir ou non, vous avez tout à fait raison dans les deux cas. » Évite au maximum les réseaux sociaux. Ça n’existait pas quand j’étais à l’école secondaire, et à ce jour, je n’en vois pas les avantages. Ce que tu mets sur les sites de médias sociaux ne disparaît jamais. Tes futurs employeurs regarderont sur toutes les plateformes – alors sache que ça te suivra partout.

     

    Sean Greene

    Sean Greene

    Section IFC associée- Terre-Neuve-et-Labrador/ Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador

    Le profil de Sean

    Poste :

    Ingénieur forestier – Service Forestier de T.-N., Division de l’ingénierie et des services industriels forestiers, Département de l’agriculture, alimentation, foresterie et pêches, Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador

    Qualifications :

    Ingénieur professionnel, Forestier professionnel inscrit

    Formation universitaire :

    Diplôme en génie forestier – Université du Nouveau-Brunswick (UNB) à Fredericton, NB

    Diplôme avancé en SIG – Centre of Geographic Sciences (COGS), Collège Nova Scotia Community (NSCC), Lawrencetown, N.-É.

    Comment en êtes-vous arrivé à la foresterie? (Max 150 mots)

    J’ai commencé l’université dans le programme de génie mécanique de l’UNB et m’y suis attelé pendant trois ans. J’ai apprécié les cours de mathématiques, de physique et d’autres cours d’ingénierie générale, mais je n’étais pas très intéressé par les cours de génie mécanique. J’avais un certain nombre d’amis qui étaient dans le programme de foresterie et ils semblaient s’amuser beaucoup. Par exemple, des cours et des laboratoires dans les bois, des excursions dans des scieries, l’apprentissage de techniques de plein air. Cela m’a semblé intéressant parce que j’aimais être en pleine nature. J’ai découvert qu’il y avait un programme de génie forestier à l’UNB et que je pouvais transférer tous mes crédits en génie et c’est ce que j’ai fait.

    Donnez un bref aperçu de votre travail:

    Je participe principalement à la construction et à l’entretien de routes d’accès aux ressources sur des terres gérées par la Couronne. Cela implique du travail de bureau et du travail sur le terrain, du travail en équipe, mais également des tâches que je réalise seul. Je travaille aussi avec d’autres usagers de la route, comme les clubs de motoneige, les compagnies minières et les pourvoiries. De plus, je travaille avec d’autres sections du Service forestier de T.-N.-L. telles que les services de l’industrie, la protection des forêts (incendies, insectes et maladies), la sylviculture et le SIG.

    Décrivez une journée de travail type:

    Mes journées de travail ne sont pas typiques – et c’est cela qui rend mon travail passionnant. Pour les routes d’exploitation, je pourrais aider à tracer des routes sur le terrain, développer des contrats routiers au bureau, travailler avec des entrepreneurs pour construire des routes, inspecter des ponts ou suivre l’avancement de projets de construction et d’entretien. Je suis impliqué dans le transfert de technologie et cela pourrait consister à assister à des cours de formation, des conférences et des réunions, puis partager des informations et des technologies pertinentes dans tout le secteur forestier de T.-N.-L.

    Quelle est la meilleure partie de votre travail?

    Aider les gens à résoudre un problème ou à accomplir une tâche est gratifiant. La gestion durable des forêts est un défi et tout le monde travaille pour résoudre de nombreux problèmes différents – pour augmenter la sécurité de quelque chose, pour améliorer l’efficacité et l’efficience d’un procédé – et si je peux aider de quelque manière que ce soit, c’est gratifiant.

    Quel est le projet le plus cool sur lequel vous ayez jamais travaillé?

    En 2018, je faisais partie d’une équipe de gestion des incidents (IMT) travaillant à Smithers, en Colombie-Britannique, sur les feux de forêt. J’avais suivi la formation requise, mais c’était la première fois que j’étais déployé à l’extérieur de la province et que je travaillais sur de gros incendies. J’ai travaillé et rencontré des gens du coin, des gens venant de partout, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan et Nouvelle-Zélande. J’ai beaucoup appris de cette expérience. Le travail se faisait à un rythme soutenu et était passionnant.

    Si vous pouviez vous donner un conseil à vous-même étant jeune, quel serait-il?

    L’expérience est la clé de succès. Tu apprends beaucoup à l’école et les études universitaires sont importantes. L’expérience est tout aussi importante. Les emplois d’été sont un excellent moyen d’acquérir de l’expérience (et tu peux gagner de l’argent !). Le bénévolat est un autre excellent moyen d’acquérir de l’expérience dans le domaine de ton choix.

     

    Ron Ayling

    Ron Ayling

    Section IFC associée- Vallée de l’Outaouais/ L'éditeur de le Forestry Chronicle

    Le profil de Ron

     

    Poste : 

    Éditeur, Forestry Chronicle, depuis 2005

    Qualifications :

    Auteur de plusieurs articles de recherche, documents de référence et éditoriaux ; ancien professeur adjoint de foresterie, Université de Toronto ; professeur invité de foresterie, Université de Vicosa, Brésil ; agent principal de programme en foresterie/agroforesterie au Centre de recherches pour le développement international responsable de la rédaction des propositions et du suivi des projets ; éditeur de langue anglaise pour le Chinese Journal of Forest Research (Northeast Forestry University, Harbin, Chine)

    Formation universitaire:

    B.ScF (foresterie), Université de Toronto, 1963˗1967

    Doctorat (foresterie), Australian National University, 1968˗1972

    Comment en êtes-vous arrivé à la foresterie? 

    Lorsque nous avons déménagé dans une banlieue (d’une propriété rurale) de Kingston, mon père m’a emmené un soir à quelque chose qui s’appelait «Boy Scouts» (maintenant Scouts Canada). J’ai été extrêmement chanceux d’avoir un scoutmaster qui boxait et jouait au football à Queen’s, était un jeune pilote pendant la guerre, un passionné de camping, de randonnée, de pêche, de tout ce qui concernait le plein air (mais il était aussi collectionneur de timbres et artiste de talent). J’ai fait mon premier voyage en canoë au parc Algonquin avec Bruce et la bande – et j’ai alors su que je voulais travailler à l’extérieur. Un de ses amis proches était un forestier pour les terres et forêts de l’Ontario qui nous a enseigné l’identification des arbres et les «connaissances de la brousse » dans un camp de tentes durant un été, ce qui a contribué à ma vocation.

    Donnez un bref aperçu de votre travail:

    En tant que rédacteur en chef du ForestryChronicle, je suis responsable de la gestion (édition et stylisation) des articles professionnels et scientifiques/techniques – et une fois finalisés, je les envoie au directeur de la production. Une fois qu’un manuscrit est reçu, je détermine s’il serait intéressant pour les membres de l’IFC et les autres lecteurs du Chronicle – une fois que je l’accepte, il est envoyé à un éditeur associé qui prend soin de la révision. En plus de gérer des articles, je cherche quelqu’un pour écrire un éditorial de collaboration sur un sujet d’intérêt ou quelqu’un pour écrire une critique de livre ; je prépare également des annonces de livres, recherche de nouveaux éditeurs associés et assure fréquemment la liaison avec les auteurs/éditeurs associés.

    Décrivez une journée de travail type:

    L’un des meilleurs aspects de ce travail est qu’il n’y a pas de journée type. Il m’arrive parfois de travailler plusieurs heures, surtout si un nouveau numéro est en préparation ; d’autres fois, il se peut que je ne sois pas impliqué dans le travail lié au Chronicle pendant plusieurs jours, surtout s’il fait chaud et ensoleillé et que le « travail » dans le jardin m’appelle. Quand je suis au travail, il peut s’agir d’éditer un manuscrit ou un éditorial, ou de répondre à une question concernant le Chronicle.

    Quelle est la meilleure partie de votre travail ?

    En plus de ne pas avoir une journée de travail typique de 9 h à 17 h, la meilleure partie d’être l’éditeur du Chronicle est qu’il s’agit d’un travail créatif et satisfaisant. Une fois qu’un numéro est sorti, il y a le prochain numéro à préparer avec impatience.

    La gestion des soumissions de chroniques est également une occasion d’apprendre de nouvelles choses, d’être souvent étonné de la qualité et de la variété des recherches menées à travers le pays. Et cela maintient les « petites cellules grises » actives.

    Quel est le projet le plus cool sur lequel vous ayez jamais travaillé?

    Le plus cool ? Par défaut, je suis devenu « coordinateur de chantier » pour la création de l’Alameda d’Almonte en juin 2020 – une semaine de températures extrêmement élevées. Une Alameda est simplement une allée bordée d’arbres, ce qui convient parfaitement à une ville au nom espagnol. Au cours de la semaine, 100 cultivars d’érable à sucre de 15′ de la variété Autumn Blaze ont été plantés le long d’une ancienne voie ferrée qui traverse le centre de cette ville pittoresque. C’était un beau projet parce qu’il impliquait de nombreux membres de la communauté ; ce fut une réalisation positive qui sera appréciée pendant de nombreuses années. Il y a depuis eu l’ajout de plusieurs sculptures résistantes aux intempéries, ainsi que de bancs et de tables de pique-nique dédiés.

    Si vous pouviez vous donner un conseil à vous-même étant jeune, quel serait-il (max 150 mots) ?

    Eh bien, je suivrais les conseils de mon professeur d’anglais au secondaire : « Travaille dur ! Mais joue aussi fort ! » Mon jeune moi à l’école secondaire dirait aussi « Sois curieux ; pose des questions! »

     

     

    Margaret Symon

    Margaret Symon

    Section IFC associée - Section Île de Vancouver/ propriétaire d'une société de conseil en foresterie

    Le profil de Margaret

    Poste : 

    Directrice

    Qualifications : 

    Gérante/propriétaire d’une société de conseil en foresterie située dans la vallée de Cowichan, au sud-est de l’ Île de Vancouver. Ses spécialités comprennent : les évaluations des risques liés à la zone de transition des incendies de forêt, la coordination du programme FireSmart, les inventaires de la flore inscrite sur la liste rouge, la liaison avec les Premières Nations dans le cadre de la gestion forestière, les évaluations des clients de Timber Sale, le programme de sécurité du Forest Safety Council.

    Formation universitaire : 

    FPI, PCP (forestière professionnelle inscrite, je suis également ambulancière dans le paramédical – inspirée par le bénévolat avec une patrouille de ski).

    Comment en êtes-vous arrivée à la foresterie? 

    En tant que jeune adolescente dans un camp d’été d’éducation en plein air, j’ai rencontré un groupe d’alpinistes qui m’a fait découvrir le monde vaste et sauvage. J’ai rejoint le club d’escalade ; et en 11e année, alors que je discutais autour d’un feu de camp après avoir fait de l’escalade sur la côte ouest, l’un des grimpeurs (qui était aussi forestier) m’a demandé ce que je voulais faire après l’école. A l’époque, je n’étais pas sûre. Il a vanté les avantages d’un diplôme en foresterie – cela avait l’air si « vivant ». J’avais appris à aimer le plein air. Ce qui m’a convaincu, c’est quand j’ai entendu qu’un diplôme en foresterie fournirait des qualifications pour gérer les ressources forestières – et faire une différence. Et cela a fait toute la différence!

    Donnez un bref aperçu de votre travail:

    En tant que gérante/propriétaire d’une petite société de conseil, mes équipes et moi profitons d’un éventail intéressant de projets. La majeure partie du travail consiste à effectuer des évaluations des risques liés à la zone de transition des incendies de forêt (toutes les tailles de propriétés, des lots uniques aux lotissements proposés aux municipalités et aux zones plus vastes). Je suis enthousiasmée par la croissance du programme FireSmart – l’année dernière, en tant que coordinatrice d’une équipe FireSmart, il était gratifiant de mener plus de 120 évaluations de maisons et de propriétés dans une communauté et de montrer aux résidents comment rendre leurs maisons et leurs propriétés plus résistantes aux incendies de forêt.

    Une autre responsabilité consiste à travailler avec un entrepreneur en exploitation forestière pour assurer le respect des règlements d’exploitation et de sécurité. L’été dernier, j’ai eu la chance de travailler dans le camp avancé de l’entreprise à Knight Inlet.

    Et une autre tâche concerne les inventaires de la flore rare et menacée. L’un des projets mémorables a été la recherche d’un lichen rare dans les peuplements forestiers anciens en terrain montagneux éloigné des deux extrémités de l’Île de Vancouver.

    Décrivez une journée de travail type:

    Aucune journée n’est typique – c’est pourquoi j’aime tant la foresterie. Il faut souvent voyager. Lorsque je travaille à l’extérieur de la ville pour mon client, une entreprise forestière, cela implique inévitablement un départ très tôt et un long trajet en voiture – parfois suivi d’une promenade en bateau ou en hélicoptère jusqu’au chantier. Souvent, je suis seule, je vais rencontrer l’entrepreneur sur place; d’autres fois, l’entrepreneur et moi voyageons ensemble – c’est ce que je préfère, car nous pouvons avoir de bonnes discussions sur la foresterie. Parfois, le représentant du gouvernement nous rencontre sur place ; son apport a beaucoup de valeur. Nous examinons une large gamme de problèmes qui pourraient inclure la sécurité de l’équipage, le risque d’incendie, les utilisations secondaires du bois et les exigences de plantation. Quel que soit le temps – pluie, soleil, nuage, froid, chaud, j’aime être sur le terrain. La journée se termine le plus souvent par un retour tardif. Et hélas, une journée vivifiante sur le terrain génère bien souvent des heures de rédaction de rapports au bureau.

    Quelle est la meilleure partie de votre travail?

    Il n’y a pas de meilleure partie de mon travail – il y a beaucoup de meilleurs. Je suis reconnaissante d’avoir rencontré autant de professionnels et de travailleurs forestiers qualifiés tout au long de ma carrière. Le travail m’a amené dans des environnements fabuleux avec des paysages exceptionnels. Le bénévolat auprès d’organisations forestières (par exemple, l’IFC) a permis de nouer de solides amitiés avec des collègues partageant les mêmes idées à travers le Canada et à l’étranger.

    Dans le travail que je fais, je peux honnêtement dire que cela fait une différence positive.

    Quel est le projet le plus cool sur lequel vous ayez jamais travaillé?

    Je me sens chanceuse d’avoir eu de nombreux projets cool.

    Quand j’ai commencé dans la foresterie, le marché mondial s’est effondré ; j’ai perdu mon emploi, ce n’était pas cool et j’ai décidé de partir en voyage pour trouver du travail. Une entreprise forestière en Norvège avait besoin d’un technicien de terrain. Je suis arrivée à la mi-septembre dans un petit village de Norvège pour trouver le bureau forestier vide. C’était l’anniversaire du patron; tout le monde était parti à la chasse. Le lendemain, les chasseurs sont revenus et nous avons célébré avec le gâteau d’anniversaire de Kransekage. Mon travail cet automne consistait à évaluer les essais de provenance de l’épinette de Norvège et du pin tordu dans le Jotenheimen (les montagnes natales des trolls). Le matin, nous préparions un pot de café sur un feu de camp au milieu d’un paysage de montagne givré resplendissant des couleurs ardentes de tyttbaer (airelles rouges) et de krøkebær (camarines). En fin d’après-midi, le café était si épais que vous ne pouviez pas y mettre une cuillère.

    Si vous pouviez vous donner un conseil à vous-même étant jeune, quel serait-il?

    Soit ouverte à une large gamme d’idées ; essaie différentes chose s; élargis tes horizons autant que possible. Partage en cours de route.

     

    Anne LeBrun Ruff

    Anne LeBrun Ruff

    Section IFC associée- Maritimes/ Leader provincial de l'Atlantique

    Le profil de Anne

    Poste : 

    Leader provincial de l’Atlantique

    Qualifications :

    Forestière professionnelle inscrite au N.-B.

    Professionnelle en gestion de projet (désignation PMP)

    Formation universitaire :

    Baccalauréat en foresterie 1998 – Université de Moncton, Campus d’Edmundston

    Sciences de la santé et études en biologie 1992 – 1994, Université de Moncton

    Comment en êtes-vous arrivée à la foresterie? 

    L’un de mes cours facultatifs était la physiologie des plantes et j’ai tout simplement adoré le sujet. J’ai donc commencé à chercher quel type d’emploi je pourrais avoir en mettant l’accent sur la physiologie des plantes… il n’y avait pas une très longue liste d’opportunités. Par chance, l’U de M (campus d’Edmundston) a organisé un salon de recrutement dans le hall de ma faculté. Après une discussion animée avec le recruteur, j’ai fait mon choix et me suis orientée vers la foresterie. Je n’avais jamais vraiment été dans la forêt quand j’étais enfant, jamais chassé, jamais campé ni fait de randonnée! Le premier jour du programme, ils nous ont emmenés dans les bois et j’étais fascinée par la taille des fougères !!! Mon intérêt s’est rapidement porté sur l’écosystème forestier et je n’ai jamais regretté mon choix.

    Donnez un bref aperçu de votre travail:

    Employée en tant que leader provincial de l’Atlantique pour FPInnovations, je travaille à nouer des partenariats stratégiques avec des bailleurs de fonds gouvernementaux et industriels afin de stimuler les opportunités de développement économique pour les petites et moyennes entreprises et les entreprises autochtones.

    Je gère et concrétise de nouvelles opportunités. Je dirige les discussions sur les besoins scientifiques et je suis chargée de rédiger des propositions de recherche et d’examiner les rapports de recherche pour en vérifier l’exactitude et la pertinence. Je supervise de nombreux projets de recherche multidisciplinaires et j’édite les rapports. Je suis également la responsable régionale de la prestation du Programme forestier autochtone de FPInnovations.

    Décrivez une journée de travail type:

    La majeure partie de mon travail consiste à entrer en contact avec les gens et à discuter de la manière dont nous pourrions améliorer divers sujets tout au long de la chaîne de valeur. Le matin, je pourrais discuter de la façon d’améliorer l’efficacité des scieries en mettant en place des capteurs (numérisation) et l’après-midi, je négocie un contrat pour effectuer des recherches sur l’utilisation de la lignine dans l’alimentation des poissons ! Chaque jour est différent, je peux assister à des conférences, à des comités consultatifs, à des cérémonies d’inauguration et faire occasionnellement des visites sur le terrain en forêt. Depuis 2020, je passe la plupart de mes journées au bureau et je me connecte virtuellement – même si c’est efficace, rien ne remplace les discussions en face à face.

    Quelle est la meilleure partie de votre travail?

    Je travaille en étroite collaboration avec un groupe national de pairs qui me permet d’avoir une vue d’ensemble du secteur. J’ai un excellent groupe de collègues qui me soutiennent. Étant donné que je fournis des informations sur tous les aspects du secteur, je peux compter sur mes collègues pour fournir la profondeur/l’expertise sur le sujet en cas de besoin. Mon objectif est d’aider les gens, qu’il s’agisse de représentants de l’industrie, du gouvernement, des communautés autochtones, du milieu universitaire, etc., en travaillant ensemble, nous pouvons trouver les solutions pour améliorer la résilience des secteurs.

    Quel est le projet le plus cool sur lequel vous ayez jamais travaillé?

    J’ai travaillé avec les Premières Nations du Canada atlantique pour identifier les opportunités dans le secteur forestier qui correspondent à leurs objectifs. Je suis une avocate impartiale ; je n’hésiterai pas à dire la vérité si je sais qu’une initiative ne réussira pas. Je faisais partie d’un groupe qui a fourni une analyse factuelle d’une opportunité qui avait beaucoup de signaux d’alarme mais qui promettait d’énormes retours pour la communauté. Je suis fière que nous ayons pu fournir à la communauté des données précises pour sa prise de décision et lui épargner de l’argent et de la frustration.

    Si vous pouviez vous donner un conseil à vous-même étant jeune, quel serait-il ?

    UTILISE TA VOIX !! Crois en tes capacités, n’aie pas peur de faire des erreurs.

     

     

    Connecting students with forestry careers.

    The CIF-IFC has partnered with Chatterhigh to bring valuable information about the forest industry to students and teachers across Canada. 

    ChatterHigh is an award-winning content engagement platform that aims to foster hope around future educational and career pathways for students. ChatterHigh has been engaging students for nearly 15 years, and has teacher and student users in every province and territory. Learn more here.